La Directive européenne sur les médicaments à base de plantes traditionnelles

Directive 2004/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 Mars 2004 modifiant la directive 2001/83/CE (Traditional Herbal Medical Products Directive - THMPD)

A propos de l'appel de Heidi Stevenson - 12 September 2010

http://gaia-health.com/articles301/000301-big-pharma-scores-big-win-medicinal-herbs-disappear-eu.shtml

Diffusé en français sur Internet et relayé par le Magazine Votre Santé

Analyse de l'APMA

Le problème soulevé est réel

1/ Tous les médicaments à base de plantes traditionnelles qui n'auront pas obtenu l'autorisation de cette Commission au 30 avril 2011 ne pourront pas être commercialisés.

2/ Il est le résultat d'un problème de fond qui demeure : les exigences imposées aux médicaments naturels sont calquées sur celles imposées aux médicaments allopathiques d'origine chimique. Même si un enregistrement simplifié a été prévu, il est encore trop contraignant et onéreux.

Mais il n'aborde pas la nécessité d'une réglementation de la commercialisation des médicaments à base de plantes médicinales -

problèmes des effets réels des plantes qui peuvent ne pas s'accorder avec la condition sanitaire de celui qui les absorbe, effets secondaires indésirables de certaines plantes telles que le millepertuis, la rue, etc. pour lesquelles un encadrement réglementaire adapté est nécessaire.

Quelles possibilités existent pour faire évoluer la réglementation ?

Actuellement, des représentants des organisations concernées s'emploient à faire réviser cette Directive

- Report de la date butoir

- Réduction des coûts d'enregistrement

- Règles mieux adaptées à l'usage traditionnel des médicaments à base de plantes.

D'ores et déjà, des parlementaires européens ont été alertés.

Dans cette situation, il est plus productif que les parties concernées (professionnels et usagers) se regroupent et s'organisent dans le cadre d'une stratégie démocratique que de protester en diabolisant les autorités.

C'est la position de M. Thierry Thévenin - président de l'association "les simples" - position à laquelle nous adhérons. Il a écrit une critique détaillée de l'appel lancé par ANH. Nous conseillons de la lire : www.syndicat-simples.org

N'oublions pas que, dans le contexte actuel, un médicament qui obtient l'enregistrement est un produit protégé.

Pour en savoir plus : voir le bulletin 87-88 (hiver 2010-2011) de l'APMA